Lisez bien !

Vous comprendrez pourquoi j’ai classé cette lettre dans “le mot du président” afin qu’elle apparaisse en priorité sur le site.
 
Un adhérent nous transmets …
 
J’ai découvert votre association en lisant l’article de “20 minutes”.
J’ essaie moi-même de vivre en autarcie la plus complète depuis de nombreuses années, et de nourrir ma famille.

J’ai bien peur que vous n’arriviez pas bien loin dans votre démarche, même si votre intention est louable.

Vivre et produire sa nourriture est une activité difficile qui demande un très fort investissement personnel. C’est un sacrifice. Il en découle  qu’on ne peut rester le cul entre deux chaises et espérer cueillir les  fruits de l’entraide.
 
Soit on fait le choix de s’investir et de partir a la campagne  maintenant, soit on se destine a vivre du pillage plus tard.

Par exemple, planter un verger productif est un investissement qui  s’étale sur plus d’une décennie. Et produire une alimentation variée et  permettant de faire plus que végéter dans un état second est  particulièrement exigeant. Sans machines complexes, sans capital, un  individu peut difficilement subvenir a des besoins autres que ceux de sa  propre famille.

 
Il n’y a pas de miracle: avant l’arrivée de la spécialisation agricole,  des transports de masse et des machines, il y ‘a toujours eu plus  d’agriculteurs que de non agriculteurs. Bien beau quand l’on pouvait  tirer assez de surplus pour nourrir une poignée d’urbains…
 
Ceci-dit, il y’ aurait beaucoup a faire dans nos campagne pour augmenter la résilience. Des centaines de milliers d’ ha de châtaigniers sont en déshérence et ne produisent plus rien. Mais entretenir de telles parcelles est un travail très lourd, et il sera d’autant plus lourd que les machines vont se faire rares, et elles ne sont déjà souvent pas adaptées.

On ne pourra pas demander a ceux qui auront investi le travail d’une vie, et qui tireront difficilement de quoi nourrir leurs proches, de partager avec des gens au nom de la solidarité, et de mettre en péril la survie de leur proches.

Personnellement j’ai tout quitté, non pas pour sauver ma peau, je m’en remet a la nature, mais parce que je ne me suis jamais senti appartenir a ce monde industriel, ceci depuis l’ enfance (c’est un peu de famille). Je suis intrinsèquement “luddite”: je ressens un sentiment de fraternité profonde  envers tous ceux qui haïssent ce mode de vie grossier et cette façon de  se détourner du monde extérieur, de le violer constamment pour en pas avoir a affronter sa complexité.

J’ai pourtant sincèrement essayé de participer a la modernité, j’ai été  chercheur pendant plus de dix ans, ai travaillé au coeur de la high tech potentiellement la plus révolutionnaire (nanoélectronique). Mais mes conclusions sont celles de gens tels “pièce et main d’ oeuvre”: les fruits de la recherche ne sont que des outils supplémentaires donnés a des cochons conditionnés pour détruire le monde qui les entourent. Il n’y a strictement rien a attendre d’un homme domestiqué, dépourvu de la faculté de prendre des initiatives.  C’est pour cela que notre société finira assez rapidement par s’effondrer. C’est déjà le cas pour une masse croissante de précaires.
 
Je vis depuis plusieurs années en Aveyron ou j’essaie de produire sans les béquilles du monde industriel, avec quelques succès et parfois des difficultés (épidémies etc). Mais globalement j’ai l’impression de bien avancer sans tracteur ni voiture, ni tronçonneuse.
Mon objectif a toujours été de créer un réseau de fermes. J’ai longtemps agité cette idée, fait des vidéos sur youtube, reçu du monde. Mais j’ai rencontré, soit des gens motivés trop occupés par leur propre activité, soit des personnes hésitantes (pour diverses raisons), peu décidées a s’investir dans une installation. Mais je ne désespère pas car je n’ai jamais eu le temps de communiquer plus avant.
L’idée étant qu’il faut être plusieurs sur une ferme pour être autosuffisants. Un homme seul peut faire beaucoup, mais il faudrait être trois ou quatre travaillant en équipe pour atteindre une véritable autonomie (laitages, maraîchage, bûcheronnage, élevage, culture fruitière, céréales et légumineuses, travaux divers).
 
Une grosse ferme regroupait autrefois facilement deux familles. Ici ils étaient 9.

C’est la solution dans un avenir proche: diminuer les besoins en produits industriels, en vivant sur des unités localement très autonomes, et ne conserver les échanges que pour des produits clés, a très forte valeur ajoutée.

En étant quasi autonome, on limite le besoin d’argent et l’on peut  ensuite couvrir les taxes, et les autres impôts divers permettant de  conserver une existence légale, avec une activité salariale ou  commerciale limitée en heure. Ces échanges pourront être facilité si on est en réseau. Par exemple j’ai travaillé en Woofing avec un gros maraîcher produisant en traction animale. Par manque de contacts sur son propre pays , il a du faire un voyage aux états unis et contacter des amishs pour importer des machineslui permettant de travailler. A plusieurs on peut éventuellement importer plus facilement, remettre en route des productions, échanger des outils ou des savoirs faire.

En réseau, on pourra aussi plus facilement croiser du capital pour l’achat de terre et maintenir une certaine mobilité. 

L’homme est un nomade dans l’âme et la solitude des milieux agricoles peut devenir très pesante (elle l’était déjà autrefois, il y’ eu de nombreuses fugues dans ma famille paysanne), surtout pour des gens ne partageant pas les valeurs des beaufs environnants (bagnoles, tracteur, piscine etc). Un réseau permettrait de rompre cette isolement, qui est un frein a l’engagement de certains jeunes qui ont peur de se retrouver marginalisés socialement.

Le dernier aspect d’ un réseau de ferme est qu’il permettrait d’établir des refuges. 

Personne n’est a l’abri de problèmes: élargissement de route compromettant une exploitation, changement climatique rendant la vie impossible à tel endroit, concession minière, densification des habitations alentours etc… Plus le temps passe, plus le caractère insécure s’accroît et cette insécurité pourrait être contrebalancée par la construction d’un réseau.

Mais ce réseau ne doit pas rester théorique (numérique), il ne doit s’établir qu’entre personnes connaissant le travail de la terre (en s’étant formés par la pratique et capables de démontrer leur maîtrise), permettant d’établir une culture commune et des normes de confiance. Cela nécessite des contacts humains répétés, de travailler a la construction de nouveau lieu de vies etc…

J’avais pense nommer ce réseau “Survivre a l’effondrement industriel”. Je ne pense pas qu’il faille appuyer sur le côté humaniste, parce qu’il faut solliciter un esprit pionnier, l’envie d’entreprendre et la volonté de se battre. On ne peut partager que ce que l’on produit. Si cela est faux dans un système industriel, qui produit du surplus capté par une minorité, dans un monde de petits paysans, cela redevient une vérité intangible.

Nous devons nous battre ensemble pour arriver a produire ce qui nous fait vivre.

Si ma démarche est similaire a celle d’autres personnes, n’hésitez pas a me contacter.

Yann kervennic, Lugan Aveyron.

Points de repères pour l’alimentation de survie

Points de repères pour l’alimentation de survie :

– Les zones rurales sont à privilégier : au plus près de la production alimentaire.
– S’inspirer des anciens : comment faisaient-ils pour stocker leur alimentation et vivre en autarcie pendant plusieurs mois ?
– Accepter les nouveaux moyens de conservation alimentaire en étant conscient de leurs limites.
– Connaître les cinq facteurs principaux qui influencent la conservation des aliments : l’hygrométrie, la température, la lumière, l’oxygène, la concurrence.
– Connaître les principaux lieux de stockage de l’alimentation :
L’extérieur, la nature, les champs, la forêt, et le jardin avec sa serre, ses tunnels de forçage et ses couches froides ou chaudes (légumes vivants résistants au froid), ses locaux d’élevage (animaux vivants donc non périssables), ses silos à légumes enterrés, la flore et la faune sauvages, …
La cave (fraîche et humide) pour les légumes et certains fruits, la viande dans la graisse, les conserves, les boissons,… Continuer la lecture …

Besoins alimentaires

Protéines 

1 g de protéines contient 4 calories.
Vous avez besoin de 0,8 gr par kilo si vous êtes sédentaire (environ 60 gr pour 70 kg). C’est une limite basse.
N’oubliez pas la possibilité de stockage de compléments protéiniques (par exemple)

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Pommes de terre

http://www.jardiner-malin.fr/fiche/pomme-de-terre.html

Faire germer les tubercules de pomme de terre avant de les mettre en terre permet d’accélérer la croissance de vos jeunes plants, d’avancer la récolte de quelques jours à quelques semaines et d’améliorer la récolte.

Cette technique ne s’applique pas pour les pommes de terre achetées pré germées en jardinerie et donc prêtes à planter.

La germination des pommes de terre s’applique aux plants achetés non germés et aux pommes de terre de l’année précédente.
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Au minimum

Pour la majorité d’entre nous il est impossible d’atteindre des niveaux d’autonomie ou de protection proche de 100% . Nous voudrions ici suggérer et lister le minimum nécessaire qui ne sera évidemment pas le même selon que vous habitez en ville ou à la campagne, que vous disposiez ou non d’un “lieu de repli”.

Pensez donc à:

– Protection domicile
– Un minimum photovoltaïque (2 panneaux soit 600 Wc + 2 batteries + ligne d’éclairage et de recharge en 220 v “dédiée”)
– Alimentation lyophilisée
– Gaz et petit feux
– Tente et duvets
– produits d’hygiène
– Poêle à bois
– Réserve de bois ou buches reconstituées
– Filtre à eau
– Petit groupe électrogène et 40 litres d’essence
– Protéines en poudre
– Réserve d’eau (1,5 l/j/personnes soit environ 100 litres par personne) et filtre à eau
– Bougies
– Lampe à pétrole plus pétrole
– Graines
– Légumes et poules

Jardinage

Le domaine est très vaste, il va du jardin de quelques mètres carrés à l’exploitation agricole. Mais nous pourrions ici recenser les sites internet qui nous ont intéressé sur ce sujet:

http://www.econologie.com/forums/agriculture/

1 – trouver du foin de prairie (pas de la paille de blé) en rouleau si possible (juin juillet)
2 – En novembre l’étendre sur le potager sur 20 cm d’épaisseur et laisser tout l’hiver
3 – En mars faire des découpes de plantation sur quelques cm de largeur ou des trous dans le foin qui a passé l’hiver (c’est le plus difficile)
4 – Planter graines ou couches
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Alimentation de survie

Vaut-il mieux du stockage de conserves (appertisé) ou de lyophilisés ?
Quelles quantités?

LYOPHILISES
http://www.lyophilise.fr/CT-541-bien-manger-en-situation-d-urgence.aspx
https://www.repas-lyophilise.fr/fr/

Ne pas oublier le “corned beef ” qui a nourri des générations de militaires et de civils après guerre.

LEGUMES SECS
http://www.maison-alex.com Mais il y en a plein d’autres…

pour une centaine d’euros : 20Kg riz, 20Kg pates, 20Kg lentilles, 20 Kg haricots secs, 10Kg farine, 10 kg dates ! stockés à l’abri des rongeurs et autres bestioles. on trouve tout ça emballé en sacs hermétiques. Avec ça, une personne seule mange pendant un an.
Les dattes sont un aliment extraordinaire…. pensez-y !
Pensez aussi à de l’ail en poudre ou lyophilisé, champignons idem ainsi que des oignons, ça améliore grandement l’ordinaire.

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Stockage des aliments

Fût Alimentaire à Ouverture Totale pour macération de fruits, transport de liquides, stockage de ciment, céréales et aliments animaux.
Dimension 30 L, 60 L et 225 L avec poignées
Dimension 120 L et 150 L sans poignées
Vendu à l’unité

http://www.agrifournitures.fr/jerricans-futs-tonnelets-et-cubitainers/581-fut-plastique-alimentaire-bleu-a-ouverture-totale-homologue-un.html
(exemple: futs 60 litres à 22 €)

Caves préfabriquées à mettre par exemple sous un chalet de jardin :
http://www.olivierbeton.be/fr/Caves-prefabriquees-olivierbeton
Il faut compter 3000 € pour un dimension de 350x240x225, installation comprise.

Électricité

HUMANUM considère que l’énergie électrique hydraulique (au fil de l’eau) , photovoltaïque ou éolienne + stockage (en 12 ou 24 volts) doit être réservée à la lecture le soir, à la recharge des piles ou batteries d’ordinateur et au fonctionnement des pompes d’arrosage des cultures , d’éventuelles nécessité de remontée d’eau d’une source basse ou d’un puits .  Il vaut mieux transporter le courant par un réseau 220 v (P= U.I) .et en attendant le besoin injecter la petite production dans le réseau électrique.  Ne pas chercher nécessairement l’autonomie totale (très chère) mais l’auto-consommation transformable pour une une utilisation survivaliste minimale pendant une période limitée.

 

Production

– hydraulique (au fil de l’eau)

Si vous avez la chance de disposer d’une rivière qui traverse votre propriété ou d’un moulin, n’hésitez , même si l’aspect administratif peut sembler rébarbatif.
http://www.france-hydro-electricite.fr/lenergie-hydraulique/principes

– éolien

Installer une petite éolienne demande une certaine dose de patience et de persévérance car les obstacles ne sont pas inexistants : démarches administratives, contraintes urbanistiques, limites techniques, exigences du raccordement au réseau, etc…
Le préalable à toute installation d’éolienne est d’identifier correctement le potentiel de production d’un site. Les constructeurs d’éoliennes considèrent que la vitesse moyenne annuelle du vent à basse altitude (10m) du site doit être au minimum 4 m/s.
Le potentiel de production d’un projet éolien sera évidement influencé par le gisement de vent disponible sur le site envisagé mais aussi par le type d’éolienne que l’on envisage d’y implanter.
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Purification de l’eau

20000 personnes meurent par jour d’avoir bu de l’eau polluée.
Il faut
1- filtration à travers des tissus, serviettes ou couverture
2 – Chlore ou Micropur ou faire bouillir
3 – Filtration par filtre au charbon actif ou filtre en céramique

– Chlore
Bouteilles contenant de 4 a 6% de Chlore (voir étiquette) = 2 gouttes par litre (eau tiède)
Doubler la dose pour les eaux extrêmement douteuses, troubles ou froides.
Article complet en pdf : http://tinyurl.com/ne4cexu

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