Profil de André-Jacques HOLBECQ

  • Membre depuis : 24 septembre 2017

    Description

    Désolé, nous n'avons trouvé aucune annonce.

    Lisez bien !

    Vous comprendrez pourquoi j’ai classé cette lettre dans “le mot du président” afin qu’elle apparaisse en priorité sur le site.
     
    Un adhérent nous transmets …
     
    J’ai découvert votre association en lisant l’article de “20 minutes”.
    J’ essaie moi-même de vivre en autarcie la plus complète depuis de nombreuses années, et de nourrir ma famille.

    J’ai bien peur que vous n’arriviez pas bien loin dans votre démarche, même si votre intention est louable.

    Vivre et produire sa nourriture est une activité difficile qui demande un très fort investissement personnel. C’est un sacrifice. Il en découle  qu’on ne peut rester le cul entre deux chaises et espérer cueillir les  fruits de l’entraide.
     
    Soit on fait le choix de s’investir et de partir a la campagne  maintenant, soit on se destine a vivre du pillage plus tard.

    Par exemple, planter un verger productif est un investissement qui  s’étale sur plus d’une décennie. Et produire une alimentation variée et  permettant de faire plus que végéter dans un état second est  particulièrement exigeant. Sans machines complexes, sans capital, un  individu peut difficilement subvenir a des besoins autres que ceux de sa  propre famille.

     
    Il n’y a pas de miracle: avant l’arrivée de la spécialisation agricole,  des transports de masse et des machines, il y ‘a toujours eu plus  d’agriculteurs que de non agriculteurs. Bien beau quand l’on pouvait  tirer assez de surplus pour nourrir une poignée d’urbains…
     
    Ceci-dit, il y’ aurait beaucoup a faire dans nos campagne pour augmenter la résilience. Des centaines de milliers d’ ha de châtaigniers sont en déshérence et ne produisent plus rien. Mais entretenir de telles parcelles est un travail très lourd, et il sera d’autant plus lourd que les machines vont se faire rares, et elles ne sont déjà souvent pas adaptées.

    On ne pourra pas demander a ceux qui auront investi le travail d’une vie, et qui tireront difficilement de quoi nourrir leurs proches, de partager avec des gens au nom de la solidarité, et de mettre en péril la survie de leur proches.

    Personnellement j’ai tout quitté, non pas pour sauver ma peau, je m’en remet a la nature, mais parce que je ne me suis jamais senti appartenir a ce monde industriel, ceci depuis l’ enfance (c’est un peu de famille). Je suis intrinsèquement “luddite”: je ressens un sentiment de fraternité profonde  envers tous ceux qui haïssent ce mode de vie grossier et cette façon de  se détourner du monde extérieur, de le violer constamment pour en pas avoir a affronter sa complexité.

    J’ai pourtant sincèrement essayé de participer a la modernité, j’ai été  chercheur pendant plus de dix ans, ai travaillé au coeur de la high tech potentiellement la plus révolutionnaire (nanoélectronique). Mais mes conclusions sont celles de gens tels “pièce et main d’ oeuvre”: les fruits de la recherche ne sont que des outils supplémentaires donnés a des cochons conditionnés pour détruire le monde qui les entourent. Il n’y a strictement rien a attendre d’un homme domestiqué, dépourvu de la faculté de prendre des initiatives.  C’est pour cela que notre société finira assez rapidement par s’effondrer. C’est déjà le cas pour une masse croissante de précaires.
     
    Je vis depuis plusieurs années en Aveyron ou j’essaie de produire sans les béquilles du monde industriel, avec quelques succès et parfois des difficultés (épidémies etc). Mais globalement j’ai l’impression de bien avancer sans tracteur ni voiture, ni tronçonneuse.
    Mon objectif a toujours été de créer un réseau de fermes. J’ai longtemps agité cette idée, fait des vidéos sur youtube, reçu du monde. Mais j’ai rencontré, soit des gens motivés trop occupés par leur propre activité, soit des personnes hésitantes (pour diverses raisons), peu décidées a s’investir dans une installation. Mais je ne désespère pas car je n’ai jamais eu le temps de communiquer plus avant.
    L’idée étant qu’il faut être plusieurs sur une ferme pour être autosuffisants. Un homme seul peut faire beaucoup, mais il faudrait être trois ou quatre travaillant en équipe pour atteindre une véritable autonomie (laitages, maraîchage, bûcheronnage, élevage, culture fruitière, céréales et légumineuses, travaux divers).
     
    Une grosse ferme regroupait autrefois facilement deux familles. Ici ils étaient 9.

    C’est la solution dans un avenir proche: diminuer les besoins en produits industriels, en vivant sur des unités localement très autonomes, et ne conserver les échanges que pour des produits clés, a très forte valeur ajoutée.

    En étant quasi autonome, on limite le besoin d’argent et l’on peut  ensuite couvrir les taxes, et les autres impôts divers permettant de  conserver une existence légale, avec une activité salariale ou  commerciale limitée en heure. Ces échanges pourront être facilité si on est en réseau. Par exemple j’ai travaillé en Woofing avec un gros maraîcher produisant en traction animale. Par manque de contacts sur son propre pays , il a du faire un voyage aux états unis et contacter des amishs pour importer des machineslui permettant de travailler. A plusieurs on peut éventuellement importer plus facilement, remettre en route des productions, échanger des outils ou des savoirs faire.

    En réseau, on pourra aussi plus facilement croiser du capital pour l’achat de terre et maintenir une certaine mobilité. 

    L’homme est un nomade dans l’âme et la solitude des milieux agricoles peut devenir très pesante (elle l’était déjà autrefois, il y’ eu de nombreuses fugues dans ma famille paysanne), surtout pour des gens ne partageant pas les valeurs des beaufs environnants (bagnoles, tracteur, piscine etc). Un réseau permettrait de rompre cette isolement, qui est un frein a l’engagement de certains jeunes qui ont peur de se retrouver marginalisés socialement.

    Le dernier aspect d’ un réseau de ferme est qu’il permettrait d’établir des refuges. 

    Personne n’est a l’abri de problèmes: élargissement de route compromettant une exploitation, changement climatique rendant la vie impossible à tel endroit, concession minière, densification des habitations alentours etc… Plus le temps passe, plus le caractère insécure s’accroît et cette insécurité pourrait être contrebalancée par la construction d’un réseau.

    Mais ce réseau ne doit pas rester théorique (numérique), il ne doit s’établir qu’entre personnes connaissant le travail de la terre (en s’étant formés par la pratique et capables de démontrer leur maîtrise), permettant d’établir une culture commune et des normes de confiance. Cela nécessite des contacts humains répétés, de travailler a la construction de nouveau lieu de vies etc…

    J’avais pense nommer ce réseau “Survivre a l’effondrement industriel”. Je ne pense pas qu’il faille appuyer sur le côté humaniste, parce qu’il faut solliciter un esprit pionnier, l’envie d’entreprendre et la volonté de se battre. On ne peut partager que ce que l’on produit. Si cela est faux dans un système industriel, qui produit du surplus capté par une minorité, dans un monde de petits paysans, cela redevient une vérité intangible.

    Nous devons nous battre ensemble pour arriver a produire ce qui nous fait vivre.

    Si ma démarche est similaire a celle d’autres personnes, n’hésitez pas a me contacter.

    Yann kervennic, Lugan Aveyron.

    Lettre aux Maires

    Ce texte est un appel aux Maires, paru sur le site https://sosmaires.org/

    Transmettez-le à votre Maire ou à un Conseiller Municipal que vous savez ouvert sur la nécessité d’autonomie de votre commune

    Le 13/02/2018

    Madame ou Monsieur le Maire,

    Vous êtes les gardiens des valeurs tangibles, les garants en dernière instance de la sécurité sur votre commune, au sens le plus large.

    Mais quid d’un village dont les besoins en énergies, en assainissement des eaux, en communication seraient empêchés, même pour quelques semaines, par une crise que nous prédisent de nombreux scientifiques, économistes, financiers et politiques?

    Mais quid de la survie même d’une communauté rurale qui pourrait voir sa population augmenter brutalement en cas d’effondrement, même sur une période de quelques semaines?

    Quels sont les réseaux de secours dont dispose votre Commune? Peut-elle produire le minimum d’énergie nécessaire pour assurer aux services et aux administrés les besoins basiques nécessaires?

    Déjà, en 1972, Dennis Meadows, qui dirigeait une équipe scientifique du Massachusetts Institute of Technology, publiait l’ouvrage The Limits To Growth (titre français “Halte à la croissance?”) dans lequel il montrait son pessimisme pour les 50 années suivantes. En 2002, l’équipe de Meadows maintenait – d’une manière encore plus pessimiste –  sa prévision d’effondrement des sociétés industrielles, que nous pouvons maintenant, sauf miracle, estimer très proche.

    En 2015, Pablo Servigne ingénieur agronome et docteur es sciences écrit , avec Raphaël Stevens, un livre très documenté « Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes» . M. Servigne a été reçu dernièrement au Ministère des Finances  à Bercy pour développer son point de vue.

    Ce ne sont que deux exemples: la littérature scientifique et politique sur ce sujet ne manque pas.

    Cependant, ce n’est pas la majorité de nos concitoyens qui a envie d’entendre ce genre d’analyses, et l’inertie de la population insouciante participe au sombre pronostic cité plus haut.

    Certains Maires ne nous ont pas attendus. D’ores et déjà ils offrent à leurs administrés la meilleure sécurité systémique qui soit. Ils le font en assurant la résilience alimentaire et énergétique de leurs communes : nous les citons en exemple.

    Par le biais de notre site https://sosmaires.org et d’une prochaine conférence numérique nous essayons de faire réaliser à la société civile l’aspect protecteur et les perspectives qu’offrent vos efforts, et de rappeler qu’en agissant ainsi vous vous inscrivez dans les dispositions que les Maires doivent respecter pour assurer la sécurité de leurs administrés.

    Sur le site nous valorisons ces initiatives de transition et d’anticipation car nous pensons que les Maires des communes rurales doivent prendre en compte la possibilité d’un bouleversement radical (même provisoire) et des conséquences qui en découleraient.

    Nous ne sommes pas des “survivalistes”. Nos analyses nous ont conduit à considérer que ce sont les Maires Ruraux qui sont les plus aptes à amortir les événements systémiques à venir et qu’ils sont garants de dernière instance de la sécurité de leurs populations, de notre sécurité.

    Merci de nous avoir lu.

    Avec nos plus respectueuses salutations

    SOS-MAIRES

    Ça avance!

    Bonjour

    Un ami, dernièrement, me faisait part de sa volonté de sauver  autant d’enfants qu’il le pourrait, à la suite de l’effondrement économique dont la venue, à plus ou moins brève échéance,  est une certitude pour lui.  Des orphelins conséquence de la violence de l’effondrement me disait-il, ou des enfants que les parents ne pourront plus nourrir.

    Il vit dans une petite bourgade de moins de 5 000 habitants et stocke céréales (riz, pois chiche, blé) par tonnes. De même du savon, de l’hypochlorite de calcium (qui se garde beaucoup mieux que l’eau de javel), des filtres à eau à cartouche de céramique, 2 pompes manuelles de pompage profond (pour forages) etc… et surtout beaucoup de graines.

    Il m’a dit, « je m’y suis mis à plein temps, je ne veux pas que des enfants puissent mourir de faim dans mon environnement »
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    Points de repères pour l’alimentation de survie

    Points de repères pour l’alimentation de survie :

    – Les zones rurales sont à privilégier : au plus près de la production alimentaire.
    – S’inspirer des anciens : comment faisaient-ils pour stocker leur alimentation et vivre en autarcie pendant plusieurs mois ?
    – Accepter les nouveaux moyens de conservation alimentaire en étant conscient de leurs limites.
    – Connaître les cinq facteurs principaux qui influencent la conservation des aliments : l’hygrométrie, la température, la lumière, l’oxygène, la concurrence.
    – Connaître les principaux lieux de stockage de l’alimentation :
    L’extérieur, la nature, les champs, la forêt, et le jardin avec sa serre, ses tunnels de forçage et ses couches froides ou chaudes (légumes vivants résistants au froid), ses locaux d’élevage (animaux vivants donc non périssables), ses silos à légumes enterrés, la flore et la faune sauvages, …
    La cave (fraîche et humide) pour les légumes et certains fruits, la viande dans la graisse, les conserves, les boissons,… Continuer la lecture …

    Vœux 2018

    Chères amies, chers amis.

    En cette nouvelle année je tenais à faire part de mes vœux les plus sincères à chaque membre de l’association Humanum ainsi qu’à chaque lecteur de ce blog. Que cette année 2018 soit meilleure pour vous et votre famille que ne le fut 2017.

    Peut être n’apprécierez-vous pas qu’en guise de vœux, je vous invite en plus à visionner  cette vidéo, mais, comme Yves Cochet, je pense que nous sommes dans l’urgence et qu’il n’y a pas un moment à perdre pour au moins “prendre conscience”

     

     

    Alors, je formule un voeux supplémentaire : que vous parliez autour de vous de entraide-humanum.org

    Portez-vous bien, mes amis.

    Nous avons besoin de vous !

    « Bonne idée », « Chouette » , « Utile », tels sont les mots qui apparaissent sur les réseaux sociaux à propos de « entraide-humanum.org »

    Mais, mais, même si nous n’avons pas besoin de d’adhésions formelles à l’association (si nous en avions, ce serait effectivement beaucoup mieux), même si nous n’avons pas besoin de dons pour notre fonctionnement (les fondateurs financeront les frais au moins jusque fin 2018), NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
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    Nul ne sait prévoir avec certitude l’avenir…

    Bonjour

    Nul ne sait prévoir avec certitude l’avenir, qu’il soit collectif ou individuel.

    Un certain nombre de scientifiques et d’auteurs plus ou moins connus pensent que la probabilité d’un collapse général, qu’il soit financier, écologique, climatologique, social, communautariste, etc., est loin d’être nulle.
    Citons par exemple Dennis Meadows ( rapport du Club de Rome), Simone Wapler (lettre Agora), Pablo Servigne et Raphaël Stevens (« Comment tout peut s’effondrer »), François Morin (« l’Hydre mondiale »), Jacques Attali (« Vivement après demain » … qui porte fort mal son titre), Jean-Michel Naulot (« éviter l’effondrement »), Michel Santi, Charles Sannat, etc,
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    Besoins alimentaires

    Protéines 

    1 g de protéines contient 4 calories.
    Vous avez besoin de 0,8 gr par kilo si vous êtes sédentaire (environ 60 gr pour 70 kg). C’est une limite basse.
    N’oubliez pas la possibilité de stockage de compléments protéiniques (par exemple)

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    Pommes de terre

    http://www.jardiner-malin.fr/fiche/pomme-de-terre.html

    Faire germer les tubercules de pomme de terre avant de les mettre en terre permet d’accélérer la croissance de vos jeunes plants, d’avancer la récolte de quelques jours à quelques semaines et d’améliorer la récolte.

    Cette technique ne s’applique pas pour les pommes de terre achetées pré germées en jardinerie et donc prêtes à planter.

    La germination des pommes de terre s’applique aux plants achetés non germés et aux pommes de terre de l’année précédente.
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    Au minimum

    Pour la majorité d’entre nous il est impossible d’atteindre des niveaux d’autonomie ou de protection proche de 100% . Nous voudrions ici suggérer et lister le minimum nécessaire qui ne sera évidemment pas le même selon que vous habitez en ville ou à la campagne, que vous disposiez ou non d’un “lieu de repli”.

    Pensez donc à:

    – Protection domicile
    – Un minimum photovoltaïque (2 panneaux soit 600 Wc + 2 batteries + ligne d’éclairage et de recharge en 220 v “dédiée”)
    – Alimentation lyophilisée
    – Gaz et petit feux
    – Tente et duvets
    – produits d’hygiène
    – Poêle à bois
    – Réserve de bois ou buches reconstituées
    – Filtre à eau
    – Petit groupe électrogène et 40 litres d’essence
    – Protéines en poudre
    – Réserve d’eau (1,5 l/j/personnes soit environ 100 litres par personne) et filtre à eau
    – Bougies
    – Lampe à pétrole plus pétrole
    – Graines
    – Légumes et poules

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